Hi!

Je suis une jeune fille de 17 ans donc je me prend en aucun cas pour une écrivain! :)
Voila ici je vous mettrez les nombre de chapitres en ligne

Prologue
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre IV



Merci et bonne lecture ;)
Laissez des com's

Bisous bisous
:P
Hi!

# Posté le mardi 20 octobre 2009 16:19

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 05:10

Prologue

Prologue
Mon petit c½ur était ouvert, je souffrais. Des tonnes d'images me revinrent en mémoire. Du sang, des larmes,la nuit, les pompiers,des cris puis le silence. Et dire que j'avais oublié. Une larme coula le long de ma joue. Mon regard était fixé au sol quand on amenait le cercueil. Je fixai alors celui-ci et je ne pus retenir un cri. Il était plein de souffrance, de mal être et de tristesse, ma mère me prit alors dans ses bras et essaya de m'amener jusqu'à la sortie. Tout le monde nous regardaient. Je ne pouvais pas sortir, il fallait que je reste, pour Lui, pour Moi, pour Nous. Alors je me calmai et approchai vers la tombe. Mon c½ur brisé fut pris d'un élan de tristesse et de douleur intense à la pensée des quelques mots que j'allais prononcer.
Au bord du trou, dans lequel il était allongé, je jetai la rose rouge, la seule de toutes celles déjà présentes, la rose de l'amour.
_ Je t'aime prononçai-je entre deux sanglots. Je t'aimerai à jamais répétai-je, mon..
Son prénom était trop dur à articuler même en pensée.
Je tombai à genou, en sanglots. Ils refermèrent la tombe, me laissant là, à coté de cette plaque de granite, J'étais mal, et je n'entendais que mon c½ur qui battait très vite...Je sombrai sous la pluie mais prés de lui.

# Posté le dimanche 01 novembre 2009 13:43

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 05:03

Chapitre I

 Chapitre I
_ Eli ? Dépêche-toi, on va être en retard ! me cria Leigh, ma mère, en bas de l'escalier.
_ Oui oui j'arrive deux minutes si te plait maman ! Lui répondis-je.
Je ne comprenais toujours pas pourquoi ma mère voulait à tout prix que j'apparaisse à cette fête, je n'avais pas le c½ur à m'amuser. En effet toutes mes amies arriveraient accompagnés et moi, la petite Elisée bien gentille serait toute seule comme d'habitude. C'était surement car c'était le fils des Retaviers, Bastien qui organisait qu'elle voulait que je me « montre » comme on dit. Bastien Retaviers est le fils du Grand Charles Retaviers, qui n'est que le maire de notre petite ville mais il est tout de même important. Je descendis, après mettre battu avec mes cheveux mi-longs bruns aux reflets roux, obtenu à l'aide d'une coloration, et une robe de soirée noire, sous les yeux ébahis de mon frère et de ma mère.
_ Chéri ? Viens voir comme notre fille est charmante ! cria-t-elle à mon père tandis que mon frère me siffla et rajouta
_ Tu veux que je t'accompagne ? Car le Grand Karl ne sort qu'avec des jolies filles.
Je me mis à rougir et à rigoler, toute cette excitation pour un peu de maquillage et des cheveux bouclés. La réaction de mon petit frère cependant me toucha. Dix huit mois nous séparaient et nous étions toujours fourrées ensemble. Il était mon meilleur ami et moi sa meilleure amie, nous n'avions pas de secret l'un pour l'autre. Mais depuis son départ pour le pole espoir de rugby, on se voyait moins souvent, à cause de l'internat et de ces matchs et l'entendre dire cela me fit du bien. Je le regardai et il me décocha un clin d'½il. Rien n'avait changé et ça me fit plaisir. Mon père arriva à ma hauteur et me fit tourner sur moi-même.
_ Tu es resplendissante ! Sourit-il. Ma petite s½ur (Eh oui je suis l'ainée !) descendit les marches en trombe et énervée car on ne l'avait pas averti du vacarme qui se produisit dans la maison. Elle était la petite dernière, celle qui la ramène tout le temps et avec elle six années nous séparés. Mais je l'aimais tout de même. Je réussi à me faufiler jusqu'à la voiture et mon père m'y rejoins. Il m'amena à l'autre bout de la ville et me rappela les consignes de sortie.
_ Pas trop d'alcool, pas de drogues, tu appelle si problèmes il y a. énuméra-t-il. Puis il s'arrêta et reprit soudain
_ Je ne peux pas dire pas de garçon car tu es merveilleuse ce soir !
.Je le remerciai et l'embrassa et sortie de la voiture, on était arrivés.Mon père n'attendit pas devant la maison de Bastien. Une de ces grandes maisons des films américains. A l'entrée se tenait une file indienne, où une dizaine de personnes essayait de marchander avec le videur pour rentrer. En effet j'avais reçu une invitation pour rentrer à sa soirée, et j'avais cru qu'il essayait d'en mettre plein la vue ! J'eus envie de donner mon invitation à une autre adolescente mais je la présentai au videur, sous les regards abasourdis des autres personnes. Sur la porte y était inscrit « Bienvenue à toi, Veinard ».Il veut vraiment en mettre plein la vue pensai-je. J'entrai tout de même. La salle était totalement plongée dans le noir, seul les projecteurs de la scène éclairaient la salle. Un groupe était en train de jouer du rock acoustique. Dans mon champ de vison apparut Sophia au bras de Bastien, elle était mon amie depuis maintenant deux ans, on s'était retrouvée toutes les deux dans une seconde qui ne nous convenait pas, elle me sourit et cria
_J'ai bien cru que t'allais nous faire faux bond !
J'avais l'impression qu'elle hurlait et Bastien dû le voir car il ajouta
_Elle a un peu trop bu excuse la
Je lui souris et il enchaina
_Je vais te présenter mes meilleurs amis, comme Sophia m'a présenté les siennes, en m'adressant un clin d'½il.
Je le suivis, tout en essayant de distinguer les différentes personnes présentent ici. Nous arrivâmes devant un groupe de jeunes garçons, à peine plus âgés que moi. Je fis tout d'abord la bise à Fabien puis à Benjamin et enfin à Alexandre. A ce moment là, tout autour de moi s'arrêta, comme figé. Il était différent des autres. Je m'asseyais à ces cotés et ils entamèrent une discussion censé m'intégrer. Mais j'étais ailleurs, du moins juste à coté de moi, je le fixai Lui. Il n'avait rien dit, il se contentait de me fixer. Ses yeux restèrent longtemps plongeaient dans les miens, même dans le noir je m'aperçu que ces yeux étaient bleu, bleu gris. Ils étaient magnifiques. Voyant que je ne répondais pas à la question de Fabien, Alexandre repris la question sans lâcher mon regard. Je compris alors que tout le monde nous regardé et je détournais le regard, gênée.
_ Pardon ? Redemandai-je. Fabien éclata de rire
_ Rien de grave, Eli ! Je peux t'appeler Eli ? Demanda-t-il soudain soucieux.
_ Oh bien sur, Il n'y a aucun problème. Répondis-je gênée
La musique avait changé, c'était un slow. Bastien se leva et parla au micro
_ Bonsoir tout le monde, c'est le premier slow de la soirée. Il y a dans cette salle autant de garçons que de filles...Alors les garçons allé chercher votre cavalière. Personne ne doit être assis
Quel crâneur pensai-je. Puis le dernier morceau de sa phrase résonna dans ma tête « Personne ne doit être assis » cela insinué donc que JE devais danser avec un garçon qui allait me choisir !! Hors de question. J'allais encore danser avec un accro à l'ordinateur ou un truc du genre.
_ Eli ?demanda un ténor si doux et en même temps si imposant. Je me retournai et c'était lui...
_ Euh...Oui ? Bredouillai-je.
_ Veux-tu être ma cavalière ?
_ Moi ? Enfin moi Elisée ?
_ Si tu t'appelle toujours comme ça...Oui toi ! Ria-t-il
Il ne me laissa pas répondre et me prit la main. Elle était si douce. Alors que j'examinai cette main, aux ongles coupés net et la peau de velours, son autre main se plaça au bas de mes reins. Ce geste provoque chez moi, des frissons dans tout mon dos. Alors que sa première main rejoignait la seconde, mes mains, elles, se joignirent au dessus de sa nuque. C'est à ce moment là que je m'aperçue qu'il était assez de grands de taille et qu'il avait un visage si doux. Son visage n'était pas parfait mais je le trouvais merveilleusement craquant. Dans une position, comme pour laquelle nous avions opté, nous ne pouvions que nous regarder. Tout en continuant de me regarder, il fredonna le refrain, qui était en anglais et dont je ne compris pas la signification mais sa voix était tellement belle que je le laissai chanter sans l'interrompre.

“I'll put a spell on you, you'll fall a sleep and I'll put a spell on you. And when I wake you, I'll be the first thing you see, and you'll realise that you love me.”
La chanson se termina enfin et je détournai le regard et il prit mes mains dans les siennes.
_ On va s'aérer ? demanda-t-il d'un air anodin
_ Euh...bien sur oui. J'éclairais ma réponse par un sourire, qu'il me rendit et qui fut on ne peut plus charmant.
Alors que nous nous faufilions entre les diverses personnes présentes, je reconnu mes amies. J'appelai Alexandre pour qu'il ralentisse mais la musique était trop forte. Je tirai alors sa main qui serra la mienne et il me fit face. Le voir aussi prêt de moi, me donna envie de l'embrasser mais je me retins
_ Tu peux attendre ici, deux minutes si te plait ?
_ Bien sur mais pourquoi ?
_ Je n'ai pas encore salué mes amies. Je reviens
_ Très bien, je t'attends devant la porte
Je le regardai s'éloigner vers la sortie et je me dirigeai rapidement vers mes amies. Habituellement je ne fais pas la bise car c'est trop long mais à ce moment je trouvai cela encore plus long que tous les jours. Je ne restai pas longtemps car elles étaient toutes occupées avec leurs amis. Ce qui pour une fois, m'arrangea. Je voulais le retrouver. J'eus envie de courir pour le rejoindre mais me rappelant l'endroit où je me situai je me retins. Arrivée devant la porte, je la poussa et sortie. Je ne le trouvai pas de suite, d'ailleurs c'est lui qui vint me chercher.
_ Elisée ? Tu comptais partir sans venir me voir ?
Sa voix me figea sur place et pour la deuxième fois de la soirée, rien n'existait autour de nous deux. Je me retournai et lui fit face.
_ Non non, je te chercher. D'ailleurs je pourrai te retourner la question !
J'arrivai tant bien que mal à être moins béate devant lui. Il n'était pas magnifique mais il me plaisait terriblement. Il se mit à rire
_ Je t'attendais comme promis ! On va marcher ?
_ Volontiers
Il me prit la main et m'entraina dans sa direction. Nous fîmes le tour du jardin et nous trouvâmes un chemin en terre que nous primes. Nous écoutions le vacarme qui régnait toujours dans la salle. Il brisa le silence le premier.
_Quel âge as-tu ?
_Quinze ans et toi ?
Il s'arrêta, et je fus obligé de m'arrêter aussi. Sa main tenait toujours la mienne, et ce n'était pas désagréable.
_Oh ! Le même âge que toi ! Rigola-t-il
Je lui souris et posa la prochaine question
_Je ne t'ai jamais vu ici. Je me trompe ?
_ Je suis le cousin de Bastien.
_Ah ! Tu es en vacances ici ?
_Euh en vacances prolongée, il sourit. Mes parents ont voulu déménagé de Montréal pour trouve un peu de chaleur ici.
_Pour cela, ils ne se sont pas trompés. Pourtant tu n'as pas beaucoup l'accent québécois ? Riais-je. Je me sentais enfin bien et à l'aise avec lui.
_Cela fait maintenant trois mois que je côtoie cette petite ville du Sud de la France et de plus je suis né en France. Je n'ai donc rien perdu.
_Et à la rentrée intègre-tu le lycée de Bédarieux ?
_Oui tout à fait ! On se verra surement.
_Tu ne sera pas trop dépaysée, ils veulent faire du lycée de Bédarieux, un lycée style américain. C'est une idée qui ne me déplait pas.
Il sourit. Nous nous remîmes à marcher et cette fois ci, ce fut lui qui brisa le silence
_Et sinon parle moi un peu de toi !
_Euh...Tu veux savoir quoi en particulier ? Demandai-je, soudain gênée.
_Commençons par ta famille peut-être ?
Je lui fis une brève présentation des quatre autres membres des Stewart. La sélection de mon frère retint son attention cependant et je fus fière de pouvoir expliquer un événement sportif à un garçon
_Mmh complexe tout cela ! Ria-t-il, l'air faussement perplexe
_J'arrive à suivre pour ma part ! Et puis on n'a pas toute la chance d'être la s½ur du prochain meilleur joueur de France
_Très bien Miss Rugby à part ton frère tu aimes quoi dans la vie ?
_Héhé ! Ne saute pas les étapes ! Et toi ? Ta famille ?
_ Ah je pense que ça ne t'intéresserai pas ! Aucun joueur potentiel ! Rigola-t-il
Mon rire se mêla au sien. Je le regardais rire, ces dents étaient parfaitement alignées. Je le trouvais toujours aussi beau
_On s'assoie ici ?
Je n'avais pas vu qu'il s'était arrêté de rire.
_Bien sur je commençais à fatiguer. Allez à toi !
_Très bien je me lance. J'ai une petite s½ur qui a l'âge de ton frère. Je crois ? 15 ans ?
_Exact, souriais-je. Continue
_Ensuite, une mère assez egocentrique et un père qui travaille 24/24h. Je n'ai pas grand-chose à raconter.
Une longue minute passa. Pendant celle-ci Alexandre me fixait comme s'il essayait de lire en moi, je ne permis qu'à deux reprises de le regarder mais son regard m'effrayait un peu maintenant. Contre toute attente, lors de ma troisième tentative de regard, il sourit. Mon c½ur accéléra sa cadence. Puis il s'approcha plus prés de moi et sa main ramena une de mes mèches derrière mon oreille. Je tressaillis. Il se releva sans dire un mot et m'aida à faire de même. Nous continuâmes à marcher sans dire un mot. Je fis semblant de m'intéresser à la nature, tout en l'espionnant du coin de l'½il. Il avait l'air inquiet ou plutôt préoccupé. Je voulu alors savoir ce qu'il le rendait nerveux.
_ Qu'est ce qui se passe ? Demandai-je. Ma voix n'eut pas l'intonation que je voulus.
_ A rien pourquoi dis tu cela ? répondit-il comme sorti de ses pensées
_ Tu me parais nerveux. Mais j'ai peut-être tort.
_ Tu as tort, sourit-il.
Nous arrivâmes alors à un embranchement. Bastien possédait tout le bois alentours.
_A gauche ou à droite ? demanda-t-il soudain
_ Je ne sais pas, je ne connais pas cet endroit ! Répondais-je timidement
_ Très bien dans ce cas là, je vais te montrer quelque chose si tu veux bien sur !
_ Cela dépend, répondis-je tout à coup enjouée
Il parut surpris de ma réponse car il devait s'attendre surement à une réponse positive et sans hésitation.
_ Dépend de quoi ?
_ De ce que tu va me montrer, lui expliquai-je en souriant
_ Très bien, il fit un sourire, qui accéléra la cadence de mon petit c½ur.
Puis il s'approcha plus prés de moi.
_ Tu t'en sens capable ?
_ Oui, bredouillai-je rapidement pour pouvoir contempler son visage si prés du mien.
Je me refusai de nouveau une impulsion. Il recula doucement son visage du mien mais continua à me fixer. Puis il se mit à rire
_ Tu as répondu oui sans savoir où on aller ! Se moqua-t-il
Je me senti tout à coup très bête. Avait-il remarqué que je le fixai béatement ? A présent je ne me sentais plus bien du tout en sa compagnie, je me sentais gênée, il ne fallait pas qui le sache.
_ Je suppose que nous allons quelque part où il faut marcher assez longtemps, répondis-je avec une voix qui se voulait imposante mais qui fut à peine audible.
_ Bien répondu mais non...Tu verras arrivé là-bas, il s'arrêta repris lentement, c'était notre endroit préféré avec Bastien dit-il d'une voix triste.
Tout à coup, le visage moqueur d'Alexandre disparut pour laisser place à un visage triste avec des yeux remplis de larmes. Je m'approchai alors doucement de lui. A ce moment là, il releva la tête et me regarda. Puis il me fit un beau sourire qui dévoilait ses dents magnifiquement blanches et bien alignées. Il était vraiment beau. Je ne pus que lui sourire à mon tour. Il s'avança vers moi et posa sa main sur ma taille. Son autre main vint à la rencontre de ma mèche de cheveux et la remit –comme plus tôt- derrière mon oreille. Mon c½ur vacilla. J'entendais le battement de mon c½ur, il battait fort, très fort. Il y avait de quoi aussi .Puis il leva mon menton à l'aide de son index et me regarda tendrement.
_ Je ne vais pas me mettre à pleurer maintenant. dit-il
_ Si cela te fais du bien, pleure. J'essayai de donner à ma voix un peu d'assurance mais mon c½ur battait trop fort pour que je ne m'essaie à quoi que ce soit.
_ Pour gâcher une aussi bonne soirée, tout est si parfait. De la bonne musique et une agréable compagnie. Tu veux vraiment gâcher tout cela ?
_ Non peut-être pas en effet dis-je avec un air troublé que je ne voulais pas. Mais son corps, son visage si prés du mien m'empêchaient d'être claire à présent.
Il me regarda tout en souriant. Sa main, qui tenait mon visage, reprit sa place initiale cependant sa main, qui soutenait ma taille, glissa doucement le long de mon dos pour rejoindre enfin ma main droite. Nos doigts s'enlacèrent. Un léger frisson parcouru mon échine et mon c½ur battit de plus belle. Il approcha son visage près de mon oreille et me chuchota
_ Tu ne verras pas cet endroit aujourd'hui, tu es bien trop maline.

# Posté le mardi 20 octobre 2009 16:42

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 04:47

Chapitre II

Chapitre II
Je ne savais pas si je devais me sentir flattée ? en danger ? Ou gênée ? Ce que je savais c'était que ces mots avaient caressé le creux de mon oreille comme une plume.
Il lâcha ma main et se mit à courir tout droit. Je restai la une demi seconde, béate car le geste avait était très rapide. Puis il se retourna et lança à tous vents
_ Catch me if You want et il sourit
Il était à vingt mètre de moi et l'envie d'être proche de lui fut plus forte que la raison de ne pas abimer ma tenue. Je courus alors en sa direction, mais il descendit en contre bas. Je fus bientôt essoufflée car c'était un petit talus qui fallait enjamber mais la vue qui s'offrit à moi, fut splendide. Un champ de blé était coupé par un chemin étroit d'herbes vertes. La rosée avait déjà recouvert les épis de blé ainsi que la verdure sous mes pieds. Alexandre était déjà en bas. La descente était recouverte de verdures qui avaient l'air si douce. Je me laissai emporter par la magie du moment et je quittai mes ballerines pour laisser mes pieds caressaient cette verdure si douce et jolie, où par ici et là poussaient des fleurs. Un rire enfantin envahi le creux de la colline, j'en avais presque oublié Alexandre qui c'était assis en tailleur dans les blés. J'adorai la photo et cet instant était parfait pour une jolie photo. Je laissai tomber mes chaussures à mes pieds et m'avança vers lui avec beaucoup de précaution pour ne pas tomber. L'eau de la rosée rafraichit mes pieds. Je marchai doucement le long du chemin de verdures, en laissant ma main s'abandonner à la douceur du blé. La lune éclairée les champs, et l'entourai d'une auréole argentée. Je tournai alors la tête vers lui, il me regarda avec un sourire si élégant que je ne pus me retenir de lui sourire moi aussi Mes yeux se posèrent alors derrière lui. Dans la roche derrière lui se trouvait une ouverture qui réfléchissait la lumière du demi-cercle naturel. Je continuai d'avancer cependant- Je ne tombai pas ce qui fut un exploit pour moi-.J'arriva à sa hauteur et il m'invita à m'asseoir. Je ne le fis pas de suite car une brise légère caressa ma nuque ainsi que les blés qui se courbèrent à son passage. Cette image fut la plus belle de toute ma vie. La lune illuminé cette image ce qui la rendait encore plus magique. Alexandre me regardait.
_N'est ce pas magique ? Demandai-je
_ De quoi ? L'endroit ? Le moment ?
_L'endroit est magnifique Alexandre...répondis je soudain excité
Il se releva doucement.
_N'est ce pas ? Le moment est tout aussi magnifique non ? demanda t-il soucieux
Le rouge me montât aux joues. Je ne savais que lui répondre. Je n'avais pas de réponse à sa question. Si j'en avais une mais peut-être me prendrait-il pour une folle.
_ Si.. Répondis je peu à prés
Il ne fut pas très satisfait de ma réponse. Une brise me glaça alors la colonne vertébrale provocant ainsi des frissons. Il s'approcha de moi et m'enlaça de sorte que son torse réchauffe mon dos. Le moment était parfait pour moi. Mais je le sentais tendu depuis ma réponse. Je jouai alors la carte de l'humour. Je n'étais pas sure du tout du résultat. Je refis la scène une cinquantaine de fois en une minute dans ma tête. Et me lança en me répétant cette phrase « Qui ne tente rien n'as rien ».Je me retourna et lui fit face. Je lui souris puis le jeta à terre en hurlant
_I can catch You !
Il m'entraina dans sa chute, et nous roulâmes deux fois sur nous même. Puis se fut le silence total. Je me sentais si bête mais en même temps je mourrai d'envie d'éclater de rire. Ce silence dura trente secondes car Alexandre ne pouvait se retenir de rire plus longtemps. Mon rire se mêla au sien pour ne faire plus qu'un. Nous restâmes allongés dans le blé à rire pendant un long moment. Puis nos rires se calmèrent et nous écoutions la respiration de l'autre sans rien dire ni même bouger. Alexandre se redressa et il me dévisagea comme si il ne m'avait jamais vu. Puis il explosa de rire. Je me redressai et me vexa qu'il rie de moi. Il se calma et s'expliqua
_ Oh Elisée, tu devrais voir la tête que tu as ! Du blé plein les cheveux ! dit-il en se retenant de rire.
Ah, dis-je en rougissant. Du moins mes joues étaient bouillantes. Alexandre arrêta alors de rire et m'aida à enlever les épis de blé dans mes cheveux en bataille. Il avait des mouvements légers. Il se releva et m'aida à faire de même. Il regarda alors sa montre et lut l'heure à voix haute
_ Punaise il est une heure du matin
_ Waouh je n'ai pas vu le temps passer !
_ C'est cela l'effet Alexandre, ria-t-il
_ Ca doit être ça, rigolais-je à mon tour, tu me montre le chemin du retour ?
Nous remontèrent le talus et je permis de regarder de nouveau le paysage qui s'offrit à moi. Nous continuâmes à rire de mon acte précédent. Nous nous racontions des anecdotes durant le retour. Arrivé devant le portail à Bastien, Alexandre reprit un air sérieux
_ Ton père vient et chercher ?
_ Euh oui, il devrait arriver répondis-je gelée. La température était descendue très rapidement.
Alexandre me fixa et sourit
_ Tu veux mon écharpe peut-être ?
_ Volontiers, répondis-je un petit sourire en coin
Il me la tendit et la noua autour de mon cou. La chaleur de son foulard – du moins son écharpe était en tissu- me réchauffa. On ne parlait plus, le froid de cette dernière soirée d'été nous empêchait d'avoir une discussion normale. Cependant il brisa le silence,
_ Dis moi, tu ne voudrais pas me donner ton numéro de portable ? demanda-t-il gêné
_ Oh ! Bien sur ! Par contre je n'ai pas le mien alors envoie moi un message claironnai-je
Je lui énumérai mon numéro et mon père arriva enfin. Je me tentai un geste démesuré, selon la situation. Mon ventre faisait ressentir le stress de cet acte. Je lui déposai un bisou sur la joue droite. Il fut tout aussi étonné de mon geste. Il sourit cependant et répondis
_ J'espère te revoir
Je lui souris à mon tour et tourna les talons pour monter dans ma voiture. Je m'interdisais de le regarder. Quand mon père redémarra, l'odeur de son écharpe, son odeur, envahit mes narines et mon esprit et je regardai dans le rétroviseur. Il était toujours là.

# Posté le lundi 26 octobre 2009 18:06

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 04:36